Accueil / Home

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

dimanche 11 février 2007

Douce Folie - Écoutes


Listen
La pluie sur le plastique qui essaie de s'échapper
Le vent qui s'engouffre dans la fissure du mur :
As its breath is amplified, deformed.

Listen
Le silence soudain
Plus inquiétant parfois qu'un cri
Weighing whereas it is made of nothing.

Listen
La fleur qui pousse
Ses racines qui s'enfoncent comme des ongles dans la peau
She's stretched in this morning without sun.

Listen
Tends l'oreille aux murmures de mes sentiments
Attrapes-les de tes deux mains
Please... Learn how to listen.



Poème © Liz - 06/12/2006 17:41

Douce Folie - Petite fée

Je suis une petite fée de papier,
J’ai le cerveau tout chiffonné.

le coeur en buvard tout doux,
Réclamant des câlinoux.

Mes longs cheveux de laine
Attrapent tes je t'aime.

Je suis une petite fée de papier...
Prête à s'envoler.

Poème © Liz - 10/01/2007 16:24

Douce Folie - Complainte du Clown, #1


Je me présente à vous sans artifice, suis un clown autiste.
Dans mon monde je me complets, c'est dit... c'est mon vice.
Il est rempli de couleurs, si vous pouviez juste l'entrevoir, c'est loin d'être triste
Et pourtant parfois mon coeur pleure.... c'est la vie.

Je fais gentiment ma petite révolution, je l'avoue... régulièrement
Mais tout en prenant le temps de vivre doucement ou follement avec mon amant
Voyez-vous, depuis petite, ça bout dans ce qui me sert de caboche... de tête,
Quand est-ce que là haut ils arrêteront de faire la fête ?

Jamais je l'espère.... C’est ma complainte du soir, je m’applique
Je vous plains vous qui allez lire cela... Je ne sais qu’elle mouche me pique
J’ai ce besoin furieux de créer et je viens tout juste de le faire
J’ai mis des teintes chaudes, aussi chaudes que celles de l’enfer...

Sur la vie que j’aime et qui cependant me paraissait fade
J’ai la créationnite aiguë… Je dois être bien malade…
Et ce besoin d’écrire !... Cette complainte je peux vous la dire en criant
Ou vous la chanter, ou encore vous la lire en riant.

Je me nourrie de mes passions, je suis un clown autiste vivant dans son monde coloré
Pour vivre, j’ai un besoin énorme d’aimer... et de créer.


Poème © Liz 17/01/2007 11:40

jeudi 8 février 2007

Douce Folie - Vision


Wolves play with dogs close to the childs
Changing sky.

The cloudy drawings overlap
Here, no trap.

Just a softness which floats in the air
And this simple smile, almost solair.

Poème © Liz - 08 février 2007

lundi 15 janvier 2007

Let Us Have Madness

Let us have madness openly.
0 men Of my generation.
Let us follow
The footsteps of this slaughtered age:
See it trail across Time's dim land
Into the closed house of eternity
With the noise that dying has,
With the face that dead things wear--
nor ever say
We wanted more; we looked to find
An open door, an utter deed of love,
Transforming day's evil darkness;
but We found extended hell and fog Upon the earth,
and within the head
A rotting bog of lean huge graves.

Kenneth Patchen

13-12-1911 - 08-01-1972

dimanche 14 janvier 2007

L'amour - De Jiddhu Krishnamurti

(...) Avez-vous jamais trouvé une certitude dans vos rapports humains ?(…) Nous désirons cet appaisement lorsque nous aimons et que nous voulons qu'on nous aime en retour ; mais deux personnes peuvent-elles s'aimer lorsque chacune d'elles est à la recherche de sa propre sécurité, selon sa voie particulière ? On ne nous aime pas, parce que nous ne savons pas aimer.

Qu'est-ce que l'amour ? Ce mot est si galvaudé et corrompu, que je n'ose à peine le prononcer (…) L'amour pourrait bien être l'ultime solution à toutes les difficultés des hommes entre eux, à leurs problèmes, à leur peine, mais comment nous y prendre pour savoir ce que c'est ? En le définissant ? L'Eglise le définit d'une façon, la société d'une autre, et il y a, en outre, toutes sortes de déviations et de perversions : adorer quelqu'un, coucher avec quelqu'un, échanger des émotions, vivre en compagnie, est-ce cela que nous appelons l'amour ? Mais oui, c'est bien cela, et ces émotions sont, malheureusement si personnelles, si sensuelles, si limitées, que les religions se croient tenues de proclamer l'existence d'un amour transcendental.
En ce qu'elles appellent l'amour humain, elles constatent du plaisir, de la jalousie, un désir de s'affirmer, de posséder, de capter, de dominer, d'intervenir dans la pensée d'autrui, et voyant toute cette complexité, elles affirment qu'existe un autre amour, divin, sublime, infrangible, impollué.
Des hommes saints partout dans le monde soutiennent que regarder une femme est mal ; qu'il est impossible de se rapprocher de Dieu si l'on prend plaisir à des rapports sexuels ; et, ce faisant, ils refoulent leurs désirs qui les dévorent. En niant la sexualité, ils se bouchent les yeux et s'arrachent la langue, car ils nient toute la beauté de la terre. Ils ont affamé leur cœur et leur esprit (…)
Peut-on diviser l'amour en amour sacré et profane, divin et humain, ou est-il indivisible ?(…) Lorsque l'on dit : « Je t'aime », est-ce que cela exclue l'amour pour d'autres ? L'amour est-il personnel ou impersonnel ? Moral ou immoral ? Est-il réservé à la famille ? Et si l'on aime l'humanité, peut-on aimer une personne ? Est-ce un sentiment ? Une émotion ? Un plaisir ? Un désir ?
Toutes ces questions indiquent, n'est-ce pas, que nous avons des idées au sujet de l'amour, des idées sur ce qu'il devrait être ou ne pas être (…)

Je me dis : « Commence par te vider de cette confusion ; alors peut-être découvriras-tu ce qu'est-l'amour par le truchement de ce qu'il n'est pas. »
L'Etat nous dit d'aller tuer par amour de la patrie. Est-ce cela l'amour ? La religion nous dit de renoncer à notre sexualité par amour pour Dieu. Est-ce cela l'amour ? (…)

Vous prétendez aimer votre femme (…) Vous avez besoin de cette femme qui vous a donné son corps, ses émotions, ses encouragements, un certain sens de sécurité et de bien-être. Puis, elle se détourne de vous, par ennui, ou pour partir avec quelqu'un, et tout votre équilibre est détruit. Ce désagrément, vous l'appelez jalousie ; il comporte une souffrance, une inquiétude, de la haine, de la violence. Ce qu'en réalité vous dites à votre femme c'est : « Quand vous m'appartenez je vous aime, dès l'instant que vous ne m'appartenez plus je vous hais. Tant que je peux compter sur vous pour satisfaire mes exigences, sexuelles et autres, je vous aime ; dès que vous cessez de me fournir ce que je demande, vous me déplaisez. » Voici crées en vous deux antagonismes et un sens de séparation qui excluent l'amour. Si, cependant, vous pouvez vivre avec votre femme sans que la pensée crée ces états contradictoires, sans entretenir en vous-mêmes ces perpétuelles querelles, alors peut-être, peut-être, saurez-vous ce qu'est l'amour, et vous serez libre, et elle le sera aussi, car nous sommes esclaves de la personne dont dépendent nos plaisirs. Ainsi lorsqu'on aime, il faut être libre, non seulement de l'autre personne, mais par rapport à soi (...)

Ne savez-vous pas ce que veut dire aimer réellement une personne, sans haine, ni jalousie, ni colère, sans vouloir vous mêler de ce qu'elle fait ou pense, sans condamnation ni comparaison ? (…) Lorsqu'on aime, compare-t-on ? Lorsqu'on aime de tout son cœur, de tout son corps, de son être entier, compare-t-on ? (…)

Lorsque les parents éduquent leurs enfants en vue de les adpater à la société, ils perpétuent les conflits, les guerres, la brutalité. Est-ce cela que vous appelez protection et amour ? Protéger l'enfance avec amour, c'est se comporter à la façon du jardinier qui soigne ses plantes, les arrose, étudie avec douceur et tendresse leurs besoins, le sol qui leur convient le mieux (…)
Lorqu'on perd un être aimé, on verse des larmes. Sont-elles pour vous, ou pour la personne qui vient de mourir ? (…) Pleurer sur soi, est-ce de l'amour ?

(…) Vous verrez que la peur n'est pas l'amour, que la jalousie n'est pas l'amour, que la possession et la domination ne sont pas l'amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l'amour, que se prendre en pitié n'est pas l'amour, que la grande souffrance de ne pas être aimé n'est pas l'amour. L'amour n'est pas plus l'opposé de la haine que l'humilité n'est l'opposé de la vanité. Si donc vous pouvez éliminer toutes choses, non par la force mais en les faisant disparaître à la façon dont la pluie lave les feuilles chargées de la poussière de nombreuses journées, peut-être rencontrerez-vous cette étrange fleur à laquelle, toujours, les hommes aspirent.
Tant que vous n'aurez pas d'amour, non en petite dose mais en grande abondance, tant que vous n'en serez pas remplis, le monde ira vers des désastres. Vous savez cérébralement que l'unité de l'homme est essentielle et que l'amour est la seule voie. Mais qui vous apprendra à aimer ? Est-ce qu'aucune autorité, aucune méthode, aucun système vous diront comment aimer ? Si qui que ce soit vous le dit, ce n'est pas l'amour (…)

Peut-on entrer en contact avec l'amour sans discipline, ni impositions, ni livres sacrés, ni le secours de guides spirituels, et même sans l'intervention de la pensée ? Le rencontrer en somme, à la façon dont on aperçoit soudain un beau coucher de soleil ? Une chose me semble-t-il est nécessaire à ce sujet : une passion sans motif, une passion non engagée, et qui ne soit pas d'ordre sensuel. Ne pas connaître cette qualité de passion c'est ne pas savoir ce qu'est l'amour, car l'amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi. Rencontrer l'amour sans l'avoir cherché est la seule façon de le trouver : le rencontrer sans s'y attendre (…)

L'amour est toujours neuf, frais, vivant. Il n'a pas d'hier et pas de lendemain. Il est au delà des mêlées qu'engendre la pensée. Seul l'esprit innocent sait ce qu'est l'amour (…)

Aller au delà de la pensée et du temps, c'est se rendre compte qu'il existe une autre dimmension qui s'apelle l'amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n'est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas, vous voilà intérieurement complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref, qu'il n'y a plus de centre du tout. Alors l'amour est là.


Tiré du livre “Se libérer du connu” de Jiddhu Krishnamurti, ed.Stock+Plus