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lundi 18 février 2008

Douce Folie - Le loup


Le loup

Le loup me regardait

Ou devrais-je dire :
‘‘Il scrutait mon âme".
Il était calme,
Immobile dans sa fourrure de nacre
Qui souffrait à peine de la brise.
Son regard intense
Faisait l'effet d'un aimant,
Mon regard ne pouvait se défaire du sien,
Je me mis à avancer vers lui
Sans crainte aucune.

Quand je fus assez près de lui
Il se mit debout et me prit dans ses bras
Pour m'entraîner dans la danse
Tout en continuant son aventure
Au fin fond de mon esprit.
Mes démons se mirent alors à reculer lentement,
Loups et démons ne font pas bon ménage.
Jusqu'à présent
C’était en leur compagnie
Que j'entrais dans une danse proche de la folie.

Deux funambules dansaient
Sur le bord d'une falaise découpée
Ils avaient pour orchestre
Le vent qui venait de se lever
Accompagné par le fracas des vagues sur les rochers.

Comme si cela était écrit, je ne fus pas surprise
Lorsque
Le loup me renvoya l'image de mon âme
Avec les couleurs qui la caractérisent
Je vis aussi les couleurs
Indéfinissables
Que l'on n’ose regarder
Par crainte de se voir tel que nous sommes
Ou par peur de les réveiller
Mais qui sont là à jamais.

Je pris cette image et je me mis à l'observer
Bien la connaître permet de s'accepter.
Quelques jours passèrent
Avant que l'image finisse par disparaître
Signe que je n'en avais plus besoin
Car me connaître, je le fis bien.

Le loup vient me rendre visite régulièrement
Pour boire le thé (oui j’adore ça)
Nous discutons parfois
Du fonctionnement de l'esprit
Ainsi que celui de la folie.
Parfois nous jouons même
Aux échecs en prenant
Pour pions
Ces pauvres égarés que sont mes démons.

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The wolf

The wolf was looking at me
Or should I say:
" searching my soul ".
He was quiet,
standing still, in his nacreous fur
barely suffering from the breeze.
His intense glance
seemed like a magnet
and my glance couldn't avert from his,
I began moving towards him
Without any fear.

When I was close enough to him
He stood up and took me in his arms
for me to join in the dance
While carrying on his journey
through the depths of my spirit.
Then, my demons began to recede slowly,
for wolves and demons don’t get on well.
and alongside them
I embraced a dance leading me on the verge of madness.

Two tightrope walkers were dancing
On the edge of a ragged cliff
They had, as an orchestra,
The wind, which had just got up
along with the crashing of waves on rocks.

As if this was meant to occur, I was not surprised,
When
The wolf revealed my soul’s reflection
displaying all of its colours
the ones we do not dare to look at
for fear of facing our real selves
Or by fear to make ’em arise
Still, they’re here forever.

I took the image and watched,
By learning about it, one learns about oneself
A few days passed
Before the picture eventually vanished
I had no need of it any longer
for I finally found myself

The wolf comes to visit me regularly
To drink Green tea (yes I’m fond of that).
Sometimes we discuss
how both the soul and
madness operate
Sometimes we even play chess
using,
as pawns,
These poor wanderers of my dreams
Whom are my demons.



Thanks a lot to Laurent for his help with the translation,
merci to have taken at your time for an unknown.
Bisous


Poème © Liz - 04 février 2008
Crédit photos : Getty Images

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