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lundi 15 janvier 2007

Let Us Have Madness

Let us have madness openly.
0 men Of my generation.
Let us follow
The footsteps of this slaughtered age:
See it trail across Time's dim land
Into the closed house of eternity
With the noise that dying has,
With the face that dead things wear--
nor ever say
We wanted more; we looked to find
An open door, an utter deed of love,
Transforming day's evil darkness;
but We found extended hell and fog Upon the earth,
and within the head
A rotting bog of lean huge graves.

Kenneth Patchen

13-12-1911 - 08-01-1972

dimanche 14 janvier 2007

L'amour - De Jiddhu Krishnamurti

(...) Avez-vous jamais trouvé une certitude dans vos rapports humains ?(…) Nous désirons cet appaisement lorsque nous aimons et que nous voulons qu'on nous aime en retour ; mais deux personnes peuvent-elles s'aimer lorsque chacune d'elles est à la recherche de sa propre sécurité, selon sa voie particulière ? On ne nous aime pas, parce que nous ne savons pas aimer.

Qu'est-ce que l'amour ? Ce mot est si galvaudé et corrompu, que je n'ose à peine le prononcer (…) L'amour pourrait bien être l'ultime solution à toutes les difficultés des hommes entre eux, à leurs problèmes, à leur peine, mais comment nous y prendre pour savoir ce que c'est ? En le définissant ? L'Eglise le définit d'une façon, la société d'une autre, et il y a, en outre, toutes sortes de déviations et de perversions : adorer quelqu'un, coucher avec quelqu'un, échanger des émotions, vivre en compagnie, est-ce cela que nous appelons l'amour ? Mais oui, c'est bien cela, et ces émotions sont, malheureusement si personnelles, si sensuelles, si limitées, que les religions se croient tenues de proclamer l'existence d'un amour transcendental.
En ce qu'elles appellent l'amour humain, elles constatent du plaisir, de la jalousie, un désir de s'affirmer, de posséder, de capter, de dominer, d'intervenir dans la pensée d'autrui, et voyant toute cette complexité, elles affirment qu'existe un autre amour, divin, sublime, infrangible, impollué.
Des hommes saints partout dans le monde soutiennent que regarder une femme est mal ; qu'il est impossible de se rapprocher de Dieu si l'on prend plaisir à des rapports sexuels ; et, ce faisant, ils refoulent leurs désirs qui les dévorent. En niant la sexualité, ils se bouchent les yeux et s'arrachent la langue, car ils nient toute la beauté de la terre. Ils ont affamé leur cœur et leur esprit (…)
Peut-on diviser l'amour en amour sacré et profane, divin et humain, ou est-il indivisible ?(…) Lorsque l'on dit : « Je t'aime », est-ce que cela exclue l'amour pour d'autres ? L'amour est-il personnel ou impersonnel ? Moral ou immoral ? Est-il réservé à la famille ? Et si l'on aime l'humanité, peut-on aimer une personne ? Est-ce un sentiment ? Une émotion ? Un plaisir ? Un désir ?
Toutes ces questions indiquent, n'est-ce pas, que nous avons des idées au sujet de l'amour, des idées sur ce qu'il devrait être ou ne pas être (…)

Je me dis : « Commence par te vider de cette confusion ; alors peut-être découvriras-tu ce qu'est-l'amour par le truchement de ce qu'il n'est pas. »
L'Etat nous dit d'aller tuer par amour de la patrie. Est-ce cela l'amour ? La religion nous dit de renoncer à notre sexualité par amour pour Dieu. Est-ce cela l'amour ? (…)

Vous prétendez aimer votre femme (…) Vous avez besoin de cette femme qui vous a donné son corps, ses émotions, ses encouragements, un certain sens de sécurité et de bien-être. Puis, elle se détourne de vous, par ennui, ou pour partir avec quelqu'un, et tout votre équilibre est détruit. Ce désagrément, vous l'appelez jalousie ; il comporte une souffrance, une inquiétude, de la haine, de la violence. Ce qu'en réalité vous dites à votre femme c'est : « Quand vous m'appartenez je vous aime, dès l'instant que vous ne m'appartenez plus je vous hais. Tant que je peux compter sur vous pour satisfaire mes exigences, sexuelles et autres, je vous aime ; dès que vous cessez de me fournir ce que je demande, vous me déplaisez. » Voici crées en vous deux antagonismes et un sens de séparation qui excluent l'amour. Si, cependant, vous pouvez vivre avec votre femme sans que la pensée crée ces états contradictoires, sans entretenir en vous-mêmes ces perpétuelles querelles, alors peut-être, peut-être, saurez-vous ce qu'est l'amour, et vous serez libre, et elle le sera aussi, car nous sommes esclaves de la personne dont dépendent nos plaisirs. Ainsi lorsqu'on aime, il faut être libre, non seulement de l'autre personne, mais par rapport à soi (...)

Ne savez-vous pas ce que veut dire aimer réellement une personne, sans haine, ni jalousie, ni colère, sans vouloir vous mêler de ce qu'elle fait ou pense, sans condamnation ni comparaison ? (…) Lorsqu'on aime, compare-t-on ? Lorsqu'on aime de tout son cœur, de tout son corps, de son être entier, compare-t-on ? (…)

Lorsque les parents éduquent leurs enfants en vue de les adpater à la société, ils perpétuent les conflits, les guerres, la brutalité. Est-ce cela que vous appelez protection et amour ? Protéger l'enfance avec amour, c'est se comporter à la façon du jardinier qui soigne ses plantes, les arrose, étudie avec douceur et tendresse leurs besoins, le sol qui leur convient le mieux (…)
Lorqu'on perd un être aimé, on verse des larmes. Sont-elles pour vous, ou pour la personne qui vient de mourir ? (…) Pleurer sur soi, est-ce de l'amour ?

(…) Vous verrez que la peur n'est pas l'amour, que la jalousie n'est pas l'amour, que la possession et la domination ne sont pas l'amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l'amour, que se prendre en pitié n'est pas l'amour, que la grande souffrance de ne pas être aimé n'est pas l'amour. L'amour n'est pas plus l'opposé de la haine que l'humilité n'est l'opposé de la vanité. Si donc vous pouvez éliminer toutes choses, non par la force mais en les faisant disparaître à la façon dont la pluie lave les feuilles chargées de la poussière de nombreuses journées, peut-être rencontrerez-vous cette étrange fleur à laquelle, toujours, les hommes aspirent.
Tant que vous n'aurez pas d'amour, non en petite dose mais en grande abondance, tant que vous n'en serez pas remplis, le monde ira vers des désastres. Vous savez cérébralement que l'unité de l'homme est essentielle et que l'amour est la seule voie. Mais qui vous apprendra à aimer ? Est-ce qu'aucune autorité, aucune méthode, aucun système vous diront comment aimer ? Si qui que ce soit vous le dit, ce n'est pas l'amour (…)

Peut-on entrer en contact avec l'amour sans discipline, ni impositions, ni livres sacrés, ni le secours de guides spirituels, et même sans l'intervention de la pensée ? Le rencontrer en somme, à la façon dont on aperçoit soudain un beau coucher de soleil ? Une chose me semble-t-il est nécessaire à ce sujet : une passion sans motif, une passion non engagée, et qui ne soit pas d'ordre sensuel. Ne pas connaître cette qualité de passion c'est ne pas savoir ce qu'est l'amour, car l'amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi. Rencontrer l'amour sans l'avoir cherché est la seule façon de le trouver : le rencontrer sans s'y attendre (…)

L'amour est toujours neuf, frais, vivant. Il n'a pas d'hier et pas de lendemain. Il est au delà des mêlées qu'engendre la pensée. Seul l'esprit innocent sait ce qu'est l'amour (…)

Aller au delà de la pensée et du temps, c'est se rendre compte qu'il existe une autre dimmension qui s'apelle l'amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n'est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas, vous voilà intérieurement complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref, qu'il n'y a plus de centre du tout. Alors l'amour est là.


Tiré du livre “Se libérer du connu” de Jiddhu Krishnamurti, ed.Stock+Plus

Bohème de chic


Ne m'offrez pas un trône !
A moi tout seul je fris,
Drôle, en ma sauce jaune
De chic et de mépris.

Que les bottes vernies
Pleuvent du paradis,
Avec des parapluies...
Moi, va-nu-pieds, j'en ris !

- Plate époque râpée,
Où chacun a du bien ;
Où, cuistre sans épée ,
Le vaurien ne vaut rien !

Papa, - pou, mais honnête, -
M'a laissé quelques sous,
Dont j'ai fait quelque dette,
Pour me payer des poux !

Son habit, mis en perce,
M'a fait de beaux haillons
Que le soleil traverse ;
Mes trous sont des rayons.

Dans mon chapeau, la lune
Brille à travers les trous,
Bête et vierge comme une
Pièce de cent sous !

- Gentilhomme !... à trois queues :
Mon nom mal ramassé
Se perd à bien des lieues
Au diable du passé !

Mon blason, - pas bégueule,
Est, comme moi, faquin :
- Nous bandons à la gueule,
Fond troué d'arlequin. -

Je pose aux devantures
Où je lis ; - DÉFENDU
DE POSER DES ORDURES -
Roide comme un pendu !

Et me plante sans gène
Dans le plat du hasard,
Comme un couteau sans gaine
Dans un plat d'èpinard.

Je lève haut la cuisse
Au bornes que je voi :
Potence, pavé, suisse,
Fille, priape ou roi !

Quand, sans tambour ni flûte,
Un servile estafier
Au violon me culbute,
Je me sens libre et fier !...

Et je laisse la vie
Pleuvoir sans me mouiller,
En attendant l'envie
De me faire empailler.

- Je dors sous ma calotte,
La calotte des cieux ;
Et l'étoile pâlotte
Clignote entre mes yeux,

Ma Muse est grise ou blonde...
Je l'aime et ne sais pas ;
Elle est à tout le monde...
Mais - moi seul - je la bats !

A moi ma Chair.de.poule !
A toi ! Suis-je pas beau,
Quand mon baiser te roule
A cru dans mon manteau !

Je ris comme une folle
Et sens mal aux cheveux,
Quant ta chair fraîche colle
Contre mon cuir lépreux !


Tristan CORBIERE recueil : Les Amours jaunes

Our Desires

There is a wind that seeks the crevice
under my heart
the way insects file at night
beneath a doorway

Its edges are rough, it slits
the cords. It trips my steady breathing.
When it comes there is no one
I can trust.

It seems, at times, I have designed
too well this vision of you.
I cannot survive your eyes
when they are scarred with a need
for some lesser form of love.

I admit to this conceit.
And though you will not accept it
You love it nonetheless

It is just like you. Our desires
will always be kept sharp
by a kind of perversity. A need
to be each forever alone…

Its color is violet, like lips
that have been smashed by nights
or robbed of blood by lack of breath.
The wind I was speaking of does this.

I can feel it now.

Jim Carroll 




Jim Carroll, né à New York le 1er août 1949 et mort le 11 septembre 2009, est un écrivain, poète et musicien punk américain, connu notamment pour son livre autobiographique The Basketball Diaries qui a fait l'objet d'un film dans lequel joue Leonardo DiCaprio.   http://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Carroll

Carroll and his mentor, Ted Berrigan, once took a trip to see Carroll's idol, Jack Kerouac. When they got there, Kerouac supposedly said: "At thirteen years of age, Jim Carroll writes better prose than 89 percent of the novelists working today."  http://gawker.com/...jim-carroll-author
+ About Jim Carroll : http://catholicboy.com/ 

Love and Life

All my past life is mine no more,
The flying hours are gone,
Like transitory dreams giv'n o'er,
Whose images are kept in store
By memory alone.

The time that is to come is not;
How can it then be mine?
The present moment's all my lot;
And that, as fast as it is got,
Phyllis, is only thine.

Then talk not of inconstancy,
False hearts, and broken vows;
If I, by miracle, can be
This live-long minute true to thee,
'Tis all that Heav'n allows.

Lord John Wilmot

Deux perceptions du Diable

"Pour qui tu le portes ton sac de briques dis-moi, Kevin ? Dieu, c'est ça ? Dieu, tu sais quoi ? Je vais te dévoiler une petite info exclusive, au sujet de Dieu: Dieu aime regarder, c'est un farceur ! Réfléchis.
Il accorde à l'Homme les instincts, il vous fait ce cadeau
extraordinaire et ensuite qu'est-ce qu'il s'empresse de faire -et ça je peux te le jurer- pour son propre divertissement, sa propre distraction cosmique, personnelle: il établie des règles en opposition. C'est d'un mauvais goût épouvantable... "Regarde, mais surtout ne touche pas. Touche, mais surtout ne goûte pas. Goûte, n'avale surtout pas !" Et pendant que vous êtes tous là à sautiller d'un pied sur l'autre, lui, qu'est-ce qu'il fait ? Il se fend la pêche à s'en cogner son vieux cul de cinglé au plafond ! C'est un refoulé ! C'est un sadique ! C'est un proprio qui habite même pas l'immeuble. Vénérer un truc pareil: JAMAIS ! "

Al Pacino dans "L'Associé du Diable"



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CAÏN.
Je vis seulement pour mourir
bientôt, et je ne vois rien
Pour me rendre la mort haïssable qu’un pench
ant inné,
Un odieux, pénible, dominant et toujours invincible
Instinct de vie, et que j’abhorre et hais, presque autant que je
Me méprise. Pourtant je ne puis le vaincre tout à fait.
Donc, hélas ! je vis. Que je voudrais n’avoir jamais vécu !...

LUCIFER.
Tu vis, et tu dois vivre pour toujours, mais ne pense pas
Que la terre, qui n’est que ton vêtement extérieur, est
L’existence... Elle cessera tôt d’être, et tu ne seras
Pas moins que tu ne l’es à présent...
Il se pourrait que tu deviennes semblable à nous.

CAÏN.
Et vous ?

LUCIFER.
Nous, nous sommes éternels...

CAÏN.
Mais avec ta puissance étonnante, qu’es-tu ?

LUCIFER.
Un être, qui aspira à être Celui qui te créa,
Et ne t’eût pas fait l’homme malheureux que tu te dis...
N’ayant pas réussi à être Dieu, je ne voudrais être
Que ce que je suis. Il a vaincu, ce Tyran, donc qu’il règne !

CAÏN.
Qui ?...

LUCIFER.
Le Créateur de ton père et de la terre.

CAÏN.
Et du Ciel,
Et de tout ce qu’ils contiennent ; c’est ce que j’ai entendu
Ses Séraphins chanter, et c’est aussi ce que dit mon père.

LUCIFER.
Bah ! ils disent... ce qu’ils doivent chanter et dire sous peine
D’être ce que moi je suis, et ce que tu es, pauvre humain,
Des esprits puissants et des hommes forts.

CAÏN.
Et qu’est-ce que c’est ?

LUCIFER.
Des êtres osant se servir de leur immortalité,
Des êtres qui osent regarder le Tyran Tout-Puissant
En sa face éternelle, et lui dire très fièrement que
Son mal n’est pas le bien. S’il est donc vrai qu’il nous a créés,
Comme Il le dit, ce que je ne sais pas, ni ne crois en rien,
Mais s’Il nous a créés, Il ne peut défaire son oeuvre.
Nous sommes tons immortels. Voire ! Il l’a même ainsi voulu
Pour qu’il puisse nous torturer. Bien ! qu’Il le fasse ! Il est grand.
Mais dans Sa grandeur éclatante, Il n’est pas plus heureux que
Nous dans notre amer conflit. La bonté ne devrait pas faire
Le mal, et qu’a-t-Il fait autre chose que le mal ? Mais qu’il
Reste assis sur Son trône immortel, Lui, triste et solitaire,
Créant des mondes sans nombre, pour rendre l’éternité
Un peu moins ennuyeuse à Son immense existence morne,
Sa solitude non partagée à jamais par nul être.
Qu’il entasse sans cesse orbe sur orbe, ah ! qu’il reste seul,
Ce Tyran indéfini, mais cependant indissoluble.
S’Il pouvait s’anéantir, cela serait le meilleur don
Qu’Il eût jamais fait. Qu’Il continue à régner sur les mondes,
Qu’Il se multiplie dans Sa misère énorme et profonde !
Nous, Esprits et hommes, au moins nous sympathisons ensemble,
Et souffrant de concert de durs maux, nous rendons nos angoisses
Innombrables mais bien plus supportables, en dépit de Lui,
Par la douce sympathie illimitée de nous tous
Avec nous tous. Mais Lui, si misérable dans Sa hauteur,
Sans repos, dans son immuable misère, est obligé
De créer et de recréer... (peut-être créera-t-Il
Dans les siècles à venir Un Fils de Lui-même, comme Il
T’a donné un père, et s’il arrive qu’il agit ainsi,
Sois-en certain, ce Fils sera sacrifié pour le monde.)

CAÏN.
Tu me parles-là de choses qui depuis longtemps flottent
En rêves à travers ma pensée, et je ne pouvais pas
Faire accorder ce que je voyais et ce que j’entendais.
Mon père et ma mère me parlent souvent, confusément,
De serpents, de fruits et d’arbres, et je vois, en peine, au loin,
Les portes de ce qu’ils appellent leur Paradis chéri,
Gardées par de fiers Chérubins, aux glaives flamboyants,
Qui nous en excluent, eux et moi, mais, hélas ! je sens le poids
Du labeur quotidien et du penser constant ; je regarde
Autour d’un monde où je ne semble être presque rien, avec
Des pensers confus, qui surgissent forts en moi, comme s’ils
Pouvaient maîtriser toutes choses ; mais je pensais en moi
Que cette misère n’appartenait qu’à moi.
Ma propre Adah.
Ma bien-aimée, ah ! elle-même ne comprend pas non plus
L’idée qui m’accable tant. Oh ! jamais jusqu’à présent
Je n’ai rien rencontré qui pût sympathiser avec moi.
C’est bien ! Je préfère m’associer avec des Esprits...

Dialogue de Caïn et de Satan
Lord BYRON - Traduit de l’anglais par sir Tollemache Sinclair.

mardi 2 janvier 2007

Douce Folie - le clown triste

Les feuilles frôlent mon visage de porcelaine
Je rêve, je funambule sans peine.


La chaleur des rayons du soleil m'aide à tenir l'équilibre
Le sourire est mon masque qui vous grimace, je suis libre.


Je suis le clown triste qui navigue tout en haut des passions, sans filet.
Je saute, et..... je me mets à voler parmi les nuages marbrés


J'ai pour tout parachute l'amour, j'espère qu'il s'ouvrira à temps...
Sinon, je sortirais ma petite ombrelle et même si elle paraît frêle...


Elle suffira à me transporter près de toi doucement
Là... je te conterais l'histoire du clown triste qui rêvait... d'avoir des ailes...


Poème © Liz - 02 janvier 2007