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jeudi 14 septembre 2006

Douce Folie - écriture

Voici la page blanche.

Parfois….

Il suffit d'y tracer une courbe.

De cette simple prémisse à l'écriture,

La page semble moins blanche.

Dans ma tête les mots dansent.

Maintenant qu'ils sont couchés sur ce support

Ils valsent... ici commence une nouvelle histoire.


Poème © Liz - 14-09-2006

lundi 11 septembre 2006

The Mad Road

The Mad Road, lonely, leading around the bend into the openings of space towards the horizon Wasatch snows promised us in the vision of the West...

Spine heights at the world's end, coast of blue Pacific starry night - no bone half-banana moons sloping in the tangled night sky, the torments of great formations in mist, the huddled invisible insect in the car racing onwards... Illuminate.

The raw cut, the drag, the butte, the star, the draw, the sunflower in the grass...

Orange-butted west lands of Arcadia, forlorn sands of the isolate earth, dewy exposures to infinity in black space, home of the rattlesnake and the gopher
- the level of the world, low and flat...

The charging restless mute unvoiced road keening in a seizure of tarpaulin power into the route, fabulous plots of landowners in green unexpecteds, ditches by the side of the road... as I look from here to Elko along the level of this pin parallel to telephone poles I can see a bug playing in the hot sun...

Hitch yourself a ride beyond the fastest freight train:
Beat the Smoke...
Find the Thigh...
Spend the Shiny...
Throw the Shroud...
Kiss the morning star in the morning glass...
Mad Road Driving Men Ahead.

Pencil traceries of our faintest wish in the travel of the horizon merged, nosey cloud obelisks in a dribble of speechless distance, the black sheep clouds cling a parallel above the streams of C B Q - serried Little Missouri rocks haunt the badlands, harsh dry brown fields roll in the moonlight - dotting immensity.

The crazed voyageur of the lone automobile presses forth his eager insignificance in noseplates and licenses into the vast promise of life - the choice of tragic wives.

Drain your basins in old Ohio and the Indian and the lllini plains...

Bring your big muddy rivers through Kansas and the mudlands, Yellowstone in the frozen North...

Punch lake holes in Florida and L A...

Raise your cities in the white plain...

Cast your mountains up... bedawze the west... bedight the west with brave hedgerow cliffs rising to Promethean heights and fame...

Plant your prisons in the basin of the Utah moon...

Nudge Canadian groping lands that end in arctic bays...

Curl your Mexican ribneck, America...

...I'm going home. ...going home.

Jack Kerouac

dimanche 10 septembre 2006

Un ange

les yeux de bébé Louis
sont si bleux
qu'on est hypnotisé.


09-09-2006
Photos : Liz ©

vendredi 8 septembre 2006

Douce Folie - Souffle

Souffle
le vent dans ta crinière
tu ne bouges pas
tes yeux sont clos
tu ressens
la vie autour de toi.



Poème © Liz - 08/09/2006

jeudi 7 septembre 2006

Johnny Depp par Tim Burton

Il y avait un jeune homme
Tout le monde le trouvait plutôt beau.
alors il ligota son visage
et le tint en otage.

"Il fit reculer tout le monde
de vingt mètres à la ronde.
puis il s'enfuit
avec sa tête
par une rue sombre.

'toute la ville
se demandait pourquoi il
avait menacé son visage.

"ils étaient incapables de comprendre
... dans cette ville-là."

© Double Exposure.

Ode à l’Absinthe

Salut, verte liqueur, Némésis de l’orgie!
Bien souvent, en passant sur ma lèvre rougie,
Tu m’as donné l’ivresse et l’oubli de mes maux;
J’ai vu plus d’un géant pâlir sous ton étreinte!
Salut, sœur de la Mort! Apportez de l’absinthe;
Qu’on la verse à grands flots!

Il est temps à la fin que je te remercie:
Celui qui ne sait pas toute la poésie
Qu’un flacon de cristal peut porter en son flanc,
Celui-là n’a jamais près d’une table ronde,
Vu d’un œil égaré les globes et le monde
Valser en grimaçant.

Il ne soutiendra pas sans que son cœur défaille
Qu’il n’est pas sur la terre une chose qui vaille
De l’ivrogne absinthé le sommeil radieux,
Qui peut, quand il lui plaît, durant son rêve étrange,
Quittant le corps humain, sentir des ailes d’ange
L’emporter dans les cieux.

Moi, je t’aime! Aux mortels ta force est plus funeste
Que la foudre, le feu, la mitraille, la peste,
Et je te vis souvent terrasser le soldat,
Insoucieux de tout, contentant son envie,
Quoique sachant trop bien qu’il te donne sa vie
Qu’épargna le combat.

J’aime ta forte odeur et ton flot d’un vert sombre
Qui laisse s’élancer, au milieu de son ombre
Des feux couleur de sang tout le long du cristal,
Comme si le Seigneur, en signe de prudence,
Avait voulu mêler à ton vert d’espérance
Quelque signe fatal.

Belle comme la mer, comme ses flots cruelle,
Tu peux quand tu le veux aussi, cacher comme elle,
Sous un calme apparent tes instincts irrités,
Et ton flux fait tourner un océan de têtes,
Qui battent en riant, les soirs des jours de fêtes,
Les portes des cités.

Pour moi, qui ne veux pas atteindre la vieillesse,
Je veux contre ta force essayer ma faiblesse,
Combattre contre toi, t’étreindre corps à corps.
Je veux voir, aujourd’hui, dans un duel terrible,
Si tu peux soutenir ton titre d’invincible:
Notre témoin sera la mort!

Alfred de Musset

On the road...


13-07-2005
Photos : Liz ©

Douce Folie - Vagabondage

Je déambule seul sur les pavés
Ne sachant réellement où je vais.

Mes pas semblent néanmoins guidés
Par d’obscurs désirs cachés.

Un air me trotte dans la tête
De la journée, ne m’a quitté.

Il n’est point entraînant pourtant…
Je me demande pourquoi j’y pense autant.

Je lève les yeux et voie la lune former un croissant
Elle est bien haute, parmi ces astres étincelants.

Je continue mon chemin vers l’inconnu
Personne… même pas un chat... ça me paraît incongru.

Une impression se dessine
Et si tout cela n’était qu’un signe ?

Cet air… la lune… la solitude…
Quelque chose a changé dans mon attitude…

Un tracé apparaît, fait de lumière tamisée
Les réverbères semblent m’en indiquer l’accès.

Je l’emprunte sans hésiter
Chose que je n’aurais pas fait…

En d’autres temps, j’aurais cogité…
De longues minutes à me demander…

Dois-je aller tout droit ? Ou faire demi-tour ?
Est-ce la vie qui veut se jouer de moi et me faire un de ses tours ?

Rien de tout cela m'est venu à l’esprit je l’avoue
Serein et confiant, j’avance… j’irais jusqu’au bout.

Poème © Liz - 06/04/2005
Photos : Liz ©